Souvenirs aixois

Bicentenaire du Code Civil : Joseph-Etienne-Marie Portalis

Les 15 et 16 septembre 2007, la ville d’Aix a célébré l’un de ses enfants : Portalis au travers d’une lecture par Andréa Férreol, comédienne et Bruno Raffaeli, sociétaire de la Comédie française.

Pour l’occasion, les statues de Portalis et de Siméon ont été restaurées.

Des documents et souvenirs de Portalis étaient présentés dans différents musées de la ville. 

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Ces manifestations laissent tout de même quelques regrets :

- Siméon, beau-frère de Portalis et coauteur du Code civil a été totalement oublié.

- une grande exposition aurait pu être organisée dans un des musée de la ville au lieu de diluer tout cela sur différent sites (Musées Granet, Arbaud, des Tapisseries et Archives Départementales !).

- la lecture du texte (adaptation de la plaidoirie de Portalis à l’occasion du divorce de Mirabeau et de son épouse) était incompréhensible pour ceux qui ne connaissent pas cet épisode des vies du tribun et du rédacteur du Code Civil.

Fort heureusement, Madame le Maire d’Aix a rendu un vibrant hommage à Portalis et à sa famille. C’est aussi avec joie que l’on a retrouvé Andréa Ferréol dans son meilleur emploi, celui de comédienne.

Et Hupay ? Dans les années 1770, Portalis fut l’avocat de Victor d’Hupay dans des démélés concernant l’héritage d’un oncle de sa femme. Hupay se plaint alors de ses services :

Ce que c’est bien gardé de nous dire Mr Portalis enfin de nous mieux engager dans quelque procès où il nous ferait encore quelque beau plaidoyer bien cher sur la République de Platon.

                                                                                                                  

Redécouverte d’un portrait d’Antoine Laugier de Séranon attribuable à Claude Bouys

 

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Le portrait d’Antoine de Laugier de Séranon, conseiller en la cour des Comptes de Provence et Contrôleur des domaines et forêts de Provence a été récemment retrouvé. Dans un triste état, il avait fait l’objet de multiples restaurations et était recouvert d’un mauvais vernis qui laissait présager du pire.

Avec les bons soins de Marie Accart, restauratrice de tableaux, le tableau a retrouvé ses beaux tons d’origine. Lors du réentoilage du portrait, le chassis en bois a été reconnu comme celui d’origine.

Ce portrait est attribuable au frère d’André Bouys, Claude. Ce peintre méconnu a été actif à Aix à la fin du XVIIe siècle. On lui doit quelques portraits gravés de parlementaires aixois qui présentent de fortes similitudes avec ce portrait.

Le visage profondément humain, les yeux pétillants du modèle, l’élégance du traitement de la peau, la mise en scène de la perruque aux reflets roux, le travail soigné de son costume sont autant d’indice qu’il faut rapprocher également d’un tableau récemment vendu et faussement attribué à André Bouys.

Le tableau a fait l’objet de quelques aménagements au fil des siècles : les armoiries et la manche ont probablement été rajoutées au cours du XVIIIe siècle par la descendance du modèle.

En un mot, ce portrait est typique des productions des petits portraitistes aixois du XVII et XVIIIe siècle.

                                                                                                                                             

Patrimoine - Jacques Maretz, graveur aixois

L’exceptionnelle vente d’un instrument de mesure ayant appartenu au graveur aixois, Jacques Maretz

C’est à Londres que s’est vendu dans l’indifférence générale des aixois l’un des plus exceptionnels instruments de géographie du début du XVIIème siècle.

Il est gravé au nom de MARETZ à AIX et était présenté dans un somptueux étui en maroquin rouge.

Ce nom de Maretz n’est pas inconnu des passionnés d’histoire. Professeur de mathématiques, géomètre et graveur, Jacques Maretz vivait dans la première moitié du XVIIe siècle.

Il est l’auteur du Plan géométrique de la ville d’Aix que l’on trouve à la fin des discours sur les arcs triomphaux dressés en 1622 à l’occasion de l’entrée de Louis XIII.

Vivant en 1642, il laissa une fille, Madeleine, qui épousa en 1637, Louis Cundier, graveur et géographe de renom.

L’objet s’est vendu pour plusieurs dizaines de milliers de livres sterling.

 

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Christies, Londres, Vente du 7 avril 2005

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Curiosité - Eclairer votre lanterne !

Sous l'Ancien Régime, Aix était connu pour le mauvais état de ses réverbères et de son éclairage public.

Sous Louis XIV, de petites lanternes à main se développèrent et furent considérés comme la pointe du progrès.

Si celles-ci sont souvent anonymes, il nous a été donné d'en voir une signée par un maître plombier de la ville d'Aix, actif au début du XVIIIe siècle. Réalisée en laiton, elle est particulièrement remarquable avec son décor d''angelots mêlant rinceaux feuillagés et corbeilles de fruits.

Et l'on s'imagine quelques belles élégantes se déplacer ainsi d'un hôtel à l'autre à la nuit tombée.

Lanterne