Arts vivants

Capitales culturelles en Provence : Aix, Montpellier. Et Arles ?

Longtemps Aix fut la rivale de Marseille et d’Avignon. Il faut se souvenir du mot de Louis XIV lors de l’entrée dans la ville pour en témoigner : « Avignon m’a reçu comme un seigneur, Marseille comme un roi et Aix comme un Dieu… »

Mais aujourd’hui, avec la réouverture du musée Granet, tout le monde compare Aix avec Montpellier et son musée Fabre, nos Giacometti face à leurs Soulages, les innovations architecturales de l’une aux hôtels particuliers de l’autre. Nous sommes bien forcés de constater que Montpellier a pris quelques longueurs d’avance sur un certain nombre de sujets…

Néanmoins, l’éloignement des deux villes les rend plus complémentaires qu’opposées.

En revanche, Arles attirent de plus en plus les aixois qui y vont pour faire leur marché et y retrouver un environnement un peu plus « dans son jus ». Tendance plus lourde, la hausse des prix de l’immobilier pousse bon nombre d’habitants du Pays d’Aix à s’installer en terres arlésiennes qui, par ailleurs, se défendent plus que bien en matière d’animation culturelle. 

                                                                                                                                            

Emmanuel de Fonscolombe, redécouverte d'un compositeur aixois

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Emmanuel de Fonscolombe

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 Né à Aix en 1810, il fut Maitre de Chapelle en l’eglise de la Madeleine à Aix. Félicien David qu’il rencontra au collège des Jésuites, lui dédia deux de ses oeuvres Moïse au Sinaï et Eden.

Issu d’une famille d’amateurs d’art, il est l’arrière grand père d’Antoine de Saint Exupéry. Il avait épousé en 1838 Anaïs Salavy, issue d’une grande famille de négociants marseillais. Emmanuel de Fonscolombe décéda à Aix en 1875. Ses écrits sont conservés dans son château de La Mole (Var).

 

Le CD : Mélodies, duos et pièces religieuses par Anna-Maria Panzarella soprano, Mario Hacquard, baryton, Maria Belooussova, piano et Frédéric Deville, violoncelle.

Label Hybrid’Music – décembre 2007.

                                                                                                                                  

Musique - Le renouveau de la musique provençale du XIXème siècle ?

Quand on fouille dans le passé musical de la ville d’Aix, bien au-delà de son festival, nous sommes forcés de constater que les musiciens de la cité sont bien peu mis à l’honneur. Leur souvenir n’est bien souvent conservé que par les rues ou édifices  qui portent leur nom : de Campra à Darius Milhaud en passant par Félicien David.

Qui se souvient encore de Félicien David et du groupe d’aixois qu’il avait entraîné avec lui  dans ses recherches orientalistes ? Leurs travaux sont méconnus et l’on tarde à les remettre en lumière.

Parmi eux, l’écrivain Charles Chaubet, descendant des Boutassy, propriétaire de Chateau L’Arc à Fuveau, qui signa la majeure partie des textes du Christophe Colomb de Félicien David (qui avait lui même des racines fuvelaines).

En ce mois de décembre, un autre des amis de Félicien David, Emmanuel de Fonscolombe, est à l’honneur avec la sortie d’un CD d’une sélection de ses oeuvres.

                                                                                                                                                        

Théâtre - Un roman du philosophe Boyer d’Argens, contemporain d’Hupay

Thérèse Philosophe 

La pièce est adaptée au Théâtre de l’Odéon à Paris (atelier Berthier)

du 5 au 29 avril 2007

 

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Aixois et Provençaux, amoureux de la littérature, pourront assister à Paris au cours du mois d’avril à la représentation d’une oeuvre de l’écrivain et philosophe aixois Boyer d’Argens issu des seigneurs d’Eguilles.

Longtemps attribuée à Sade, cette oeuvre s’inspire de l’affaire Girard-Cadière qui, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, a secoué la Provence. Le père Girard, jésuite était alors soupconné d’avoir séduit une jeune provençale, la dlle Cadière.

Dans cette oeuvre, Boyer d’Argens met en scène les rouages de l’âme féminine – qu’il laisse s’exprimer- et les confrontent à la dureté des relations mécaniques et répétitives des hommes.

De mémoire d’aixois, ce texte sulfureux n’a jamais été adapté au théâtre auparavant.

Mise en scène : Anatoli Vassiliev