Vie culturelle aixoise

  • Emmanuel de Fonscolombe, redécouverte d'un compositeur aixois

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    Emmanuel de Fonscolombe

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     Né à Aix en 1810, il fut Maitre de Chapelle en l’eglise de la Madeleine à Aix. Félicien David qu’il rencontra au collège des Jésuites, lui dédia deux de ses oeuvres Moïse au Sinaï et Eden.

    Issu d’une famille d’amateurs d’art, il est l’arrière grand père d’Antoine de Saint Exupéry. Il avait épousé en 1838 Anaïs Salavy, issue d’une grande famille de négociants marseillais. Emmanuel de Fonscolombe décéda à Aix en 1875. Ses écrits sont conservés dans son château de La Mole (Var).

     

    Le CD : Mélodies, duos et pièces religieuses par Anna-Maria Panzarella soprano, Mario Hacquard, baryton, Maria Belooussova, piano et Frédéric Deville, violoncelle.

    Label Hybrid’Music – décembre 2007.

                                                                                                                                      

  • Musique - Le renouveau de la musique provençale du XIXème siècle ?

    Quand on fouille dans le passé musical de la ville d’Aix, bien au-delà de son festival, nous sommes forcés de constater que les musiciens de la cité sont bien peu mis à l’honneur. Leur souvenir n’est bien souvent conservé que par les rues ou édifices  qui portent leur nom : de Campra à Darius Milhaud en passant par Félicien David.

    Qui se souvient encore de Félicien David et du groupe d’aixois qu’il avait entraîné avec lui  dans ses recherches orientalistes ? Leurs travaux sont méconnus et l’on tarde à les remettre en lumière.

    Parmi eux, l’écrivain Charles Chaubet, descendant des Boutassy, propriétaire de Chateau L’Arc à Fuveau, qui signa la majeure partie des textes du Christophe Colomb de Félicien David (qui avait lui même des racines fuvelaines).

    En ce mois de décembre, un autre des amis de Félicien David, Emmanuel de Fonscolombe, est à l’honneur avec la sortie d’un CD d’une sélection de ses oeuvres.

                                                                                                                                                            

  • Astuce : où retrouver les véritables pompes à huile et gibassiés ?

    En 2006, c’est avec beaucoup de tristesse que la boulangerie Le Gibassié, rue Espariat a fermé. Cette institution était connue pour ses exceptionnels gibassiés depuis plusieurs générations.

    Mais, pas de panique ! Si la boulangerie a déserté le centre-ville, vous pouvez les retrouver, durant les Fêtes, sur le marché de Trets ou encore au marché des Treize desserts, à proximité du nouvel Office de Tourisme d'Aix.

  • Bicentenaire du Code Civil : Joseph-Etienne-Marie Portalis

    Les 15 et 16 septembre 2007, la ville d’Aix a célébré l’un de ses enfants : Portalis au travers d’une lecture par Andréa Férreol, comédienne et Bruno Raffaeli, sociétaire de la Comédie française.

    Pour l’occasion, les statues de Portalis et de Siméon ont été restaurées.

    Des documents et souvenirs de Portalis étaient présentés dans différents musées de la ville. 

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    Ces manifestations laissent tout de même quelques regrets :

    - Siméon, beau-frère de Portalis et coauteur du Code civil a été totalement oublié.

    - une grande exposition aurait pu être organisée dans un des musée de la ville au lieu de diluer tout cela sur différent sites (Musées Granet, Arbaud, des Tapisseries et Archives Départementales !).

    - la lecture du texte (adaptation de la plaidoirie de Portalis à l’occasion du divorce de Mirabeau et de son épouse) était incompréhensible pour ceux qui ne connaissent pas cet épisode des vies du tribun et du rédacteur du Code Civil.

    Fort heureusement, Madame le Maire d’Aix a rendu un vibrant hommage à Portalis et à sa famille. C’est aussi avec joie que l’on a retrouvé Andréa Ferréol dans son meilleur emploi, celui de comédienne.

    Et Hupay ? Dans les années 1770, Portalis fut l’avocat de Victor d’Hupay dans des démélés concernant l’héritage d’un oncle de sa femme. Hupay se plaint alors de ses services :

    Ce que c’est bien gardé de nous dire Mr Portalis enfin de nous mieux engager dans quelque procès où il nous ferait encore quelque beau plaidoyer bien cher sur la République de Platon.

                                                                                                                      

  • Théâtre - Un roman du philosophe Boyer d’Argens, contemporain d’Hupay

    Thérèse Philosophe 

    La pièce est adaptée au Théâtre de l’Odéon à Paris (atelier Berthier)

    du 5 au 29 avril 2007

     

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    Aixois et Provençaux, amoureux de la littérature, pourront assister à Paris au cours du mois d’avril à la représentation d’une oeuvre de l’écrivain et philosophe aixois Boyer d’Argens issu des seigneurs d’Eguilles.

    Longtemps attribuée à Sade, cette oeuvre s’inspire de l’affaire Girard-Cadière qui, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, a secoué la Provence. Le père Girard, jésuite était alors soupconné d’avoir séduit une jeune provençale, la dlle Cadière.

    Dans cette oeuvre, Boyer d’Argens met en scène les rouages de l’âme féminine – qu’il laisse s’exprimer- et les confrontent à la dureté des relations mécaniques et répétitives des hommes.

    De mémoire d’aixois, ce texte sulfureux n’a jamais été adapté au théâtre auparavant.

    Mise en scène : Anatoli Vassiliev

  • Deuil en 2005 - Décès à Aix de Monique Petit

    Décès à Aix de Monique Petit qui lègue la bastide de Valbrillant à la commune de Meyreuil

     

     

     

    Le déménagement du mobilier de Valbrillant

     

     Glace Régence du Grand Salon

     

    En 2005, est décédée à Aix, dans une quasi-indifférence générale, Monique Petit, « Mlle Petit ».

    Descendante de la famille Agard et propriétaire du passage de ce nom, Mlle Petit occupait la bastide de Valbrillant à Meyreuil. Elle en avait hérité de sa tante, Germaine de Salve.

    Mlle Petit descendait également de la famille d’Albertas dont elle conservait de nombreux souvenirs. Fille de géomètre, elle poursuivit une carrière scientifique à Paris avant de se retirer en Provence.

    Depuis son décès, son mobilier, sa bibliothèque, sa collection de monnaies anciennes et ses souvenirs de famille ont été malheureusement dispersés. Selon ses souhaits, la bastide de Valbrillant a été léguée à la commune de Meyreuil.

     C’est avec beaucoup d’émotion que je garde en mémoire mes visites à Mlle Petit. L’été, son cousin, le père Paul, ancien curé de Ferney-Voltaire (aujourd’hui décédé), venait la rejoindre.

     Certains aixois se souviendront de cette figure familière qui sillonnait le passager Agard avec son trousseau de clefs. D’aspect bourru et froid, Mlle Petit cachait des trésors de bonté.

    Suite à une attaque cérébrale, elle était restée paralysée et a vécu ses dernières années à la maison de retraite de Beaurecueil.

    Elle repose aujourd’hui auprès de ses parents, dans le cimetière de Puget-Ville.

     Quant au devenir de la bastide de Valbrillant, la mairie de Meyreuil ne s’est pas encore déterminée. Pourquoi ne pas y installer un musée de la Vallée de l’Arc ?

     

     

     

     

    Une partie du salon Louis XV estampillé Nogaret – Vente de la bastide de Valbrillant.

  • Redécouverte d’un portrait d’Antoine Laugier de Séranon attribuable à Claude Bouys

     

    img-6912-1.jpgToute reproduction interdite - Droits réservés

    Le portrait d’Antoine de Laugier de Séranon, conseiller en la cour des Comptes de Provence et Contrôleur des domaines et forêts de Provence a été récemment retrouvé. Dans un triste état, il avait fait l’objet de multiples restaurations et était recouvert d’un mauvais vernis qui laissait présager du pire.

    Avec les bons soins de Marie Accart, restauratrice de tableaux, le tableau a retrouvé ses beaux tons d’origine. Lors du réentoilage du portrait, le chassis en bois a été reconnu comme celui d’origine.

    Ce portrait est attribuable au frère d’André Bouys, Claude. Ce peintre méconnu a été actif à Aix à la fin du XVIIe siècle. On lui doit quelques portraits gravés de parlementaires aixois qui présentent de fortes similitudes avec ce portrait.

    Le visage profondément humain, les yeux pétillants du modèle, l’élégance du traitement de la peau, la mise en scène de la perruque aux reflets roux, le travail soigné de son costume sont autant d’indice qu’il faut rapprocher également d’un tableau récemment vendu et faussement attribué à André Bouys.

    Le tableau a fait l’objet de quelques aménagements au fil des siècles : les armoiries et la manche ont probablement été rajoutées au cours du XVIIIe siècle par la descendance du modèle.

    En un mot, ce portrait est typique des productions des petits portraitistes aixois du XVII et XVIIIe siècle.

                                                                                                                                                 

  • Patrimoine - Jacques Maretz, graveur aixois

    L’exceptionnelle vente d’un instrument de mesure ayant appartenu au graveur aixois, Jacques Maretz

    C’est à Londres que s’est vendu dans l’indifférence générale des aixois l’un des plus exceptionnels instruments de géographie du début du XVIIème siècle.

    Il est gravé au nom de MARETZ à AIX et était présenté dans un somptueux étui en maroquin rouge.

    Ce nom de Maretz n’est pas inconnu des passionnés d’histoire. Professeur de mathématiques, géomètre et graveur, Jacques Maretz vivait dans la première moitié du XVIIe siècle.

    Il est l’auteur du Plan géométrique de la ville d’Aix que l’on trouve à la fin des discours sur les arcs triomphaux dressés en 1622 à l’occasion de l’entrée de Louis XIII.

    Vivant en 1642, il laissa une fille, Madeleine, qui épousa en 1637, Louis Cundier, graveur et géographe de renom.

    L’objet s’est vendu pour plusieurs dizaines de milliers de livres sterling.

     

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    Christies, Londres, Vente du 7 avril 2005

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